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tissagedart
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le tissage du velours .Tissage d'art pour le plaisir de l'élégance.Du velours façonné made in france
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24.06.2006
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30.10.2009

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Un peu d'histoire

origine du mot

Publié le 21/08/2009 à 11:45 par tissagedart
mercredi 26 décembre 2007
L'origine du mot "canut"
L’Echo de la Fabrique* et le terme de « Canut »



Le mot de « canut » reste aujourd’hui mystérieux, sujet à de nombreuses interprétations ou légendes et fait même encore l’objet de polémiques. Sans mettre un terme au débat qui a certainement de longues années devant lui avant d’être clos, il est particulièrement intéressant de rendre compte de l’avis des tisseurs sur soie des années 1830 à travers l’Echo de la Fabrique. En effet du 28 octobre 1832 au 7 avril 1833 le journal des Canuts va être le théâtre d’une recherche pour trouver un autre mot. Ce sera l’occasion pour les lecteurs d’exprimer leurs souhaits après des recherches sérieuses, d’énoncer parfois leur réserve quand à l’opportunité d’un tel concours et même de donner une explication scientifique sur l’origine du mot « canut ». C’est pour nous aujourd’hui la possibilité de découvrir une fois encore leur grande culture et de mieux comprendre la politique menée par les rédacteurs de l’Echo de la Fabrique. Toujours ce souci de mettre en perspective le sujet abordé. Chaque article s’inscrit d’une manière ou d’une autre dans les préoccupations du moment. Cet extraordinaire laboratoire d’idées qu’est ce journal où l’on voit numéro par numéro se construire les fondements du mouvement ouvrier et une véritable culture prolétarienne, ce lieu qui ne sera en fait disponible qu’une trentaine de mois sera excessivement fécond. Une raison supplémentaire pour examiner attentivement la période pendant laquelle il fut question de donner un « terme euphonique et simple, pour désigner la classe des ouvriers ou tisseurs sur soie. » Même si c’est douloureux pour certains, il faut se rendre à l’évidence. Le canut est un ouvrier capable de se passionner pour l’étymologie, de prendre sur son temps pour écrire de longue lettre à son journal. Nous sommes loin du canut tout nu, nous sommes loin du canut analphabète. Nous sommes loin de la légende des « cannes nues » et en parcourant ces quelques pages, on s’apercevra que le mot canut est revendiqué hautement par de nombreux tisseurs ce qui relativise les déclarations faites par ceux du XXème siècle...

... « Nous sommes parfaitement de l’avis de notre correspondant et nous croyons qu’il serait convenable de chercher un terme générique pour désigner la classe des tisseurs sur étoffes de soie. Nous pensons que celui proposé par M. Meziat, séricariens, pourrait être adopté. » Ce mot de sericariens est proposé parce que le mot de « sericarius » se trouve dans tous les ouvrages des auteurs latins qui traitent de la soie. Le comité de rédaction ne partage pas l’enthousiasme de Berger et s’il est préférable à ferrandinier « une étoffe passée de mode », à satinier, à taffetasier, « il a soulevé des objection » écrit le 26 août Berger. De toute façon, le gérant se maintient sur la ligne de conduite de l’Echo et en annonçant un grand concours pour l’adoption d’un terme générique, il précise : « … nous ne devons pas oublier que c’est un sujet de goût et de convenance auquel le public doit donner son approbation. » Pour cela il existe une solution, organiser un concours. « Nous recevront et nous insérerons dans le journal toutes les propositions qui seront faites. Le concours sera fermé le 15 octobre prochain ; à cette époque nous ferons le choix de l’expression qui nous paraîtra la plus convenable, et nous nous en servirons dans le journal. L’auteur recevra pour indemnité un abonnement gratuit au journal pendant toute sa durée. » Pour mémoire rappelons que le prix de l’abonnement annuel à l’Echo de la Fabrique est de 11 Frs.
Ce concours sera particulièrement suivi par Chastaing qui le 16 octobre, au lendemain de la clôture du concours, fera devant le comité de surveillance du journal un rapport détaillé. Avant que celui-ci se prononce, une commission sera nommée, composée de quatre membres, Bofferding, Falconnet, J. Marrel et Berthelier, afin qu’elle donne « un avis motivé ». L’organisation même de ce concours défini assez bien l’état d’esprit qui préside à l’Echo de la Fabrique. Le 2 septembre le journal publie un avis pour préciser son objectif et son importance : « L’importance d’un terme euphonique et simple pour désigner la classe des ouvriers ou tisseurs de soie ne saurait être révoqué en doute. » Il ne néglige aucune des difficultés qui vont survenir dès que le mot adéquat sera trouvé : « Nous savons que ce mot nouveau éprouvera des difficultés pour être adopté, mais il n’en éprouvera pas plus que n’en n’ont subi l’établissement du calcul décimal, de l’unité des poids et mesures, et des mots qui servent à les désigner comme le mètre, le stère et leurs dérivés etc… nous espérons parvenir au même résultat… » Enfin originalité de ce concours, il va être un prétexte à débat. Pas question de simplement choisir. « Nous prions nos correspondants de vouloir bien dater leurs lettres et mettre leur adresse en bas, parce que nous nous réservons, si nous le jugeons convenable de les convoquer pour débattre entre eux, leurs opinions de vive voix. »
Le 16 octobre Marius Chataing fait son rapport auprès de la commission de surveillance de l’Echo. Un long rapport puisqu’il faudra deux numéros pour en avoir une connaissance complète. S’il convient que « la question qui nous occupe semble au premier coup d’œil être oiseuse… », c’est pour immédiatement replacer cette démarche dans le contexte du moment : «… cependant elle ne l’est point ; elle est la suite du mouvement social dont aujourd’hui nous sommes spectateurs en même temps qu’acteurs. Notre programme « amélioration physique et morale de la classe prolétaire » est le résultat de la marche de l’esprit humain auquel nous avons dû nous associer. La discussion qui s’agite actuellement en est une conséquence. » Puis le rédacteur en chef de l’Echo va analyser le travail des ouvriers en soie. « La classe des ouvriers en soie comme toutes les autres se divise en un grand nombre de professions ayant chacune un nom distinct. » Et de citer les veloutiers, les rubaniers, les satiniers, les taffetatiers mais il souligne que ces « divers états réunis en forment un seul désigné par un sobriquet devenu à Lyon une injure, je ne sais pourquoi. Ce sobriquet, c’est le mot CANUT. » Il note qu’ainsi, afin d’éviter de l’employer, « il faut se servir d’une périphrase et dire : Fabricants d’étoffes de soie ou ouvriers en soie. » ...

...Ces précisions données, un certain nombre de mots vont être exclus. En ce qui concerne le défaut de simplicité exit « maître tisseur de soie », « tisseur de soie », « maître fabricant d’étoffe de soie ». Ils sont composés de plusieurs mots, de plusieurs syllabes, ils sont trop longs. Passent à la trappe également pour des défauts d’harmonie 18 mots : « Textoricarien », « textorycien », « armuratisseur », « armatisseur », « cotisseur », « artisseur », « sericarier », « sericarieur », « sericareur », « sericariste », « sericariniste », « textorien », « sériciphante », « séricicophante », « séritextore », « séritexteur », « bombytexteur », « bombytextorien », « bombitissorien »...

...Pour en revenir au rapport de Chastaing, après cette première sélection, il reste 18 mots en lice. Il faut maintenant vérifier la 3ème condition. Le mot doit être le plus complet. C’est la phase décisive. Voici les finalistes : « tissericien », « tisseur », « tissoie », « arachnéen », « polymithe », « tissutier », tissoyer », bombixier », « tissoyen », « tissoierien », « pamphilarien », « bombitisseur », « soerinier », « soierineur », « soieriniste », « seritisseur », « bombicinaire », « omnitisseur ». A l’évidence certains ne remplissent pas la condition exigée. 6 seulement paraissent retenir l’attention du rédacteur : « tisseur », « arachnéen », « polymithe », « tissutier », « pamphilarien », « omnitisseur »...

...Enfin, le 7 avril 1833, parait un article signé par Marius Chataing :
« CONCOURS
Ouvert sur l’adoption d’un terme générique, pour désigner la classe des ouvriers en soie d’une manière complète, simple et euphonique.
Rapport fait le 7 janvier 1833, à la commission du concours, par M. Marius Chastaing, rédacteur en chef de l’Echo de la Fabrique...


Pour voir le texte dans son intégralité(... jusqu'à la fin )et d'autres histoires sur les canuts , vous rendre sur le site:
http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2007/12/lorigine-du-mot-canut.html



Avec l'aimable autorisation de monsieur Robert Luc
travailleur indépendant à Lyon : Rhône : France

Journaliste, écrivain et conteur de rue.

.





Le métier à tisser

Publié le 26/06/2006 à 12:00 par tissagedart
Si tous les métiers à tisser à cadres et pédales présentent des
différences de fabrication ou de fonctionnement, ils se ressemblent
dans les grandes lignes et possèdent les mêmes organes.
Pour ne pas faire de jaloux, nous utilisons dans ces croquis des métiers à
tisser des années 1950, qui ne sont plus fabriqués aujourd'hui : un métier
Delamare-Debouteville et un métier Delapchier du Puigaudeau.

Référez-vous aux croquis ci-dessous à tout moment pour identifier un élément.



Référence :Conservatoire des vieux métiers du textile.

Vue latérale d'un vieux métier

Publié le 26/06/2006 à 12:00 par tissagedart
Vue latérale d'un vieux métier
époque 1950

Vue avant d'un vieux métier

Publié le 26/06/2006 à 12:00 par tissagedart
Vue avant d'un vieux métier
époque 1950

Vue arrière d'un vieux métier

Publié le 26/06/2006 à 12:00 par tissagedart
Vue arrière d'un vieux métier
époque 1950

Qu'est-ce que le tissage ?

Publié le 26/06/2006 à 12:00 par tissagedart
Débutants, néophytes, voici la définition du tissage, selon des extraits du cours
de technologie des métiers à bras manuscrit de Mr M.L. Dubief,
professeur à l'Ecole Municipale de Textile de Lyon, en 1913.



Dans les métiers à tisser, on désigne sous le nom de chaîne, les fils qui se trouvent disposés dans le sens de la longueur de l'étoffe. Cette chaîne, dont le nombre de fils varie suivant le genre, la qualité du tissu à éxécuter est préparée sur une machine appelée ourdissoir, puis pliée, c'est à dire enroulée sur un gros cylindre de bois appelée rouleau de chaîne ou ensouple, lequel se place sur deux supports fixés à l'arrière du métier.

La chaîne en se déroulant se trouve étendue dans la longueur du métier et l'intervalle compris entre ce rouleau et les organes du métier prend le nom de longueur . Dans la longueur, tous les fils sont envergés, c'est à dire encroisés sur deux baguettes de bois appelées verges ou cannes afin de conserver aux fils la place qui leur a été donnée à l'ourdissage et de permettre à l'ouvrier de retrouver facilement la place d'un fil cassé pendant le tissage. Cette encroisure ou envergeage se fait conventionnellement de la manière suivante : les fils impairs sont passés au-dessous de la première verge et au-dessus la seconde verge et les fils pairs sont disposés au-dessus de la première verge et en-dessous de la seconde, la première verge étant celle qui se trouve en arrière du métier, la plus rapprochée du rouleau de chaîne A.

Certains tissus nécéssitent l'emploi de plusieurs chaînes pliées sur des rouleaux distincts placés à l'arrière du métier et constituant autant de nappes de fils, la première étant celle de dessus.

Pour l'éxécution d'un tissu, les fils de chaîne sont séparés en deux nappes formant un angle suffisamment ouvert pour que la trame puisse y être introduite à l'aide de la navette, les fils passant alternativement soit au-dessus de la trame, soit en-dessous, d'après un ordre déterminé par l'armure.



On utilise pour actionner les fils de chaîne des organes appelés mailles ou maillons. Les mailles sont employées pour la fabrication des tissus unis et les maillons pour la fabrication des tissus façonnés. Les mailles sont groupées dans des cadres ou lisses dont l'ensemble forme le corps de remisse ou remisse .

En avant du corps de remisse, tous les fils traversent le peigne , organe mécanique formé de lames d'acier trés minces et polies (dents) dont le rôle est de distribuer les fils de chaîne dans la largeur d'éxécution du tissu; pour servir de guide à la navette et tasser la trame, le peigne est supporté par le battant.

L'intervalle existant entre le corps de remisse et le tissu est désigné sous le nom de médée (C); c'est dans cet intervalle variable comme dimension que se déplace le peigne entrainé par le battant.

Au fur et à mesure du tissage, l'étoffe s'enroule sur un gros cylindre de bois appelé rouleau d'étoffe (B) disposé en avant du métier. Ce rouleau est entrainé dans un mouvement de rotation trés lent par un appareil composé essentiellement de roues dentées appelé régulateur (les métiers non lyonnais, par exemple les métiers de type scandinaves, ne comportent généralement pas de régulateur). La partie d'étoffe non enroulée qui se trouve tendue en avant est dénommée façure .


Le régulateur

Pour éxécuter un tissu tel qu'il soit, les fils de la chaîne doivent être divisés pour chaque introduction de la trame en deux nappes entre lesquelles glisse la navette chargée d'y déposer la trame. L'angle formé par les deux nappes est dénommé pas, marchure, foule ou foulée (C) et la proportion des fils qui compose les deux nappes varie suivant l'armure utilisée. Par exemple dans les armures taffetas ou toile, chaque nappe se compose de la moitié des fils, dans le satin de 8, de 1/8 ème.

La formation du pas peut être obtenue de trois manières différentes :

1/- en élevant les fils qui doivent passer au-dessus de la trame pendant que descendent d'une quantité généralement égale ceux qui doivent se trouver au-dessous. Ce principe appelé mouvement lève et baisse à l'avantage d'actionner les fils en maintenant les deux nappes sous une tension sensiblement constante pendant la marche du métier. Il est surtout appliqué à la confection des tissus dans lesquels les fils croisent par moitié.



2/- en élevant les fils qui doivent passer au-dessus de la trame pendant que ceux qui doivent se trouver au-dessous restent immobiles. Ce moyen de former le pas recoit l'appellation de mouvement à la lève, il est appliqué à la fabrication de la majorité des tissus.



3/- en abaissant les fils qui doivent passer au-dessous de la trame pendant que restent immobiles ceux qui doivent passer au-dessus. Ce troisième procédé est appelé mouvement à la baisse ou en rabat et n'est guère appliqué que dans le tissage du velours.









http://www.cvmt.com/

Un peu d'histoire

Publié le 26/06/2006 à 12:00 par tissagedart